CADaGEO au CREDO

CREDONous avons eu l’honneur, ce 7 février, d’être invités à un atelier du CREDO pour parler de la gestion de documentation technique dans les Télécoms 🙂

Mais qu’est-ce que le CREDO ? « Cercle de Réflexion et d’Etude pour le Développement de l’Optique », le CREDO est une association interprofessionnelle, créée en 1993 pour promouvoir le rôle et l’utilisation de la fibre optique dans le domaine des Télécoms. C’est un « forum » qui s’enrichit de l’expertise et des retours d’expérience de ses différents membres, aujourd’hui presque 50 entreprises, associations ou acteurs publics.

Outre des manifestations organisées régulièrement (forums, jeudis de la fibre et ateliers), le CREDO rédige des guides de recommandations techniques et des livres blancs qui font référence. Parmi les guides, celui titré « Développement des réseaux à très haut débit » nous a été précieux pour la préparation d’un module de formation intitulé « Cartographier les réseaux télécoms ». On peut également citer le petit dernier, sorti en 2012, sur la mise en place des réseaux d’accès FTTH, et disponible à la vente sur leur site.

Pendant près d’une heure nous avons donc présenté notre sujet de prédilection à une vingtaine d’experts présents : qu’est-ce que la gestion de documentation technique ? Quels en sont les enjeux aujourd’hui dans les télécoms, d’un point de vue législatif, réglementaire, économique et technologique ?

Le sujet fait débat, particulièrement dès qu’il s’agit de la mise en place de la réforme anti-endommagement des réseaux, de l’impact de la directive INSPIRE, ou encore de la mutualisation des déploiements. Les aspects économiques sont également un sujet sensible : comment améliorer la qualité des plans de récolement alors que les prix des études ne font que baisser, avec quels moyens mettre en place aujourd’hui une gestion des documents techniques ?

Il est indéniable que la gestion de ces documents est importante. Elle apporte un vrai plus en terme d’efficacité et de qualité dans l’exploitation des réseaux (meilleure connaissance et donc meilleure mise en valeur du patrimoine que représentent nos réseaux télécoms, gain de temps considérable pour toutes les opérations qui nécessitent de connaître précisément l’emplacement et la structure du réseau, meilleure prévention des incidents, etc.). Ce gain à moyen ou long terme nécessite tout d’abord un investissement de départ, qui pourrait être minimisé en mutualisant non seulement les réseaux, mais également leur documentation.

Outre la nécessité d’améliorer la qualité des documents produits apparaît un besoin urgent d’ouvrir, voire de normaliser, les modèles de données afin de favoriser les échanges et la mutualisation. A ce titre, on ne peut que soutenir et encourager les travaux de la COVADIS sur un Géostandard Infrastructures de communications électroniques.